mercredi 6 avril 2011

Iguazu - 7 / 8 March

Arrivées à l'hostel, on ne prend même pas le temps de se doucher et on part directement aux chutes du côté Brésilien. Les chutes sont à la frontière entre le Brésil et l'Argentine et nous verrons les deux côtés.




Au premier point de vue, on en prend déjà plein les yeux! Encore une superbe découverte de la nature... Oui, il y a quelques semaines je ne pensais pas pouvoir venir, manque de temps, un comble en voyageant pendant 9 mois! Je disais à Thomas « c'est juste de l'eau! »... Oui, c'est juste de l'eau, mais des quantités d'eau, des cascades de tous côtés, un brouhaha constant hallucinant, des embruns plein la tête... Je ne regrette pas d'être venu juste là et Anne-So comme Stef sont aussi sous le charme.



Apercevant une structure, on se dit qu'on pourrait peut-être faire un saut à l'élastique. Heu... non, s'est pour descendre jusqu'au Rio Iguazu pour faire du rafting! Cool! On y va avec Anne-So (bonne anniv').
La descente est vertigineuse et j'apprécie très moyennement... Mais malgré le petit escalier en fer en colimaçon on fini par retrouver la terre ferme, d'où on a un super point de vue sur les chutes.


Gilet de sauvetage, casque, explications et c'est parti. On commence par un baptême: l'instructeur rempli son casque d'eau et nous le verse sur la tête chacun son tour! Il y a ceux qui avait prévu et son en maillot de bain, et il y a Anne-So et moi en T-Shirt et pantalon...


Aujourd'hui c'est hyper calme et nous n'aurons pas de grosses sensations , mais on s'amuse, c'est ce qui compte. Et nos baignades dans le Rio Iguazu restent inoubliables!...Les remontées sur le bateau aussi...



2h plus tard on rejoint Stef et on fait la balade qui nous emmène au pied des chutes. On avait à peine séché qu'on prend une nouvelle douche, pas grave, on adore!...



































18h, fermeture du parc direction la sortie et le bus pour rentrer en ville qu'on attendra des plombes.

Ce soir, on s'offre un super resto typique brésilien! Notre compréhension du menu en portugais est limité, mais nos choix sont excellents!
Après les heures de bus, on a bien mérité une bonne nuit de sommeil dans une chambre juste pour nous... Ça fait du bien d'abandonner les dortoirs pour un temps!

Aujourd'hui, on passe du côté Argentin des chutes d'Iguazu. Du coup, on part en tour organisé, beaucoup plus simple pour passer les douanes.


Un petit train pour aller aux chutes, marche au dessus du Rio Iguazu et on arrive jusqu'aux gorges du diable que nous avions vues du côté Brésilien. La vue est juste époustouflante!!!








Tout au long de la journée, nous irons d'un point de vue à un autre, d'une chute à une autre, d'une douche à une autre!... Je ne peux décrire correctement les émotions ressenties. Encore une fois, je me laisse bluffer par la nature, l'eau, les arc en ciel, les coatis!...





La faune locale!



















Spéciale pour mon neveu!




 





De retour à l'hostel, le temps de prendre une douche et on on se prépare pour une nouvelle nuit dans le bus, direction Sao Paulo puis nouveau bus jusqu'à San Sebastiao. Un ferry et nous arrivons à Ilha Bella.

samedi 2 avril 2011

Brésil - Sao Paulo

Souvenirs mitigés de Sao Paulo. Le bonheur d'abord, celui de retrouver Stef et Anne-So à l'aéroport! Je relève mon défi et les embrasse jusqu'à plus soif!!!

La déception ensuite, de la météo... Les filles sont venues chercher le soleil, je n'ai eu que ça depuis le début de mon voyage, mais là, pas de bol, il pleut.

Le temps de prendre un taxi et on s'installe à l'hostel. Diner dans un resto « boui-boui » où nous mangerons des sandwichs à la viande typique du Brésil et plutôt bons. La nuit ne sera pas bonne: on a froid! Même en Patagonie je n'ai pas eu froid, bon d'accord, j'avais un super duvet et là on a juste un drap, mais on est au Brésil!!!

Au matin, la pluie se calme et on part se balader dans Sao Paulo. Grande ville, mélange de beaux bâtiments à l'image du Théâtre et de bâtiments plus modernes... 





 



Qui dit grande ville, dit boutiques et je relève le défi de Stef et m'achète une paire de baskets! 

Le déjeuner dans un petit resto très sympa me permet de retrouver les déjeuners entre copines, quel plaisir! Les fous rire sont toujours au rendez-vous et ils le resteront pendant les 15 jours où les filles partageront mon voyage.


La pluie interrompt notre balade, il est trop tard pour aller au musée, donc on décide d'aller dans un quartier indiqué par l'hostel où on pourrait trouver des places pour le sambodrome pour le défilé du carnaval.
Plan foireux! La faute à l'hostel? Dois-je encore faire confiance à Stef en anglais après la douche du camping au Botswana? Bref, pas d'agence à l'endroit indiqué et tous ceux à qui ont demande nous disent qu'ils n'y a plus aucune place à vendre. Tant pis, on se sera promenées! La pluie revient et mon rhume avec! Ça me crève...

Passage par la station de bus où nous achetons des billets pour partir le lendemain à Iguazu. Super promo sur les billets que nous payons moitié prix, top! On mixe anglais, espagnol et français pour se faire comprendre et ça passe!

Nouveaux fous rire au diner, notamment à cause de mon espagnol plus qu'approximatif... La nuit sera meilleure, on a demandé des couvertures!

Ce matin, il fait presque beau, donc on reprend notre balade de la veille.



















Je me sens de plus en plus mal dans cette ville et suis contente de partir ce soir. Le guide expliquait que la fracture entre pauvre et riche était grande, mais je ne pensais pas la ressentir autant. Les mendiants sont partout, les gens dorment dans la rue sur des cartons... Dur... J'ai déjà voyagé dans des pays pauvre, mais là, c'est très différents. Voire autant de riches dans les restaurants, tous les 4x4 et autres voitures de luxe et à côté tous ces gens dans la rue... Comment l'argent est-il distribué ici? La violence est omniprésente aussi. Ceci explique cela...
La vie est chère au Brésil, très chère et je ne comprend pas comment font les gens pour vivre, ou survivre... Plus tard, en discutant avec des Brésiliens, on m'expliquera que la plupart des gens vivent à crédit. Effectivement, même le prix des chaussures est affiché en 4 ou 5 fois. Quand on vous explique que la location d'une maison dans une favela de Rio c'est le salaire mensuel d'un serveur, on comprend la difficulté des gens ici. Pourtant, à part dans les villes ou villages plus modestes, les gens sont heureux, toujours le sourire, prêt à vous entrainer dans leurs danses, dans leurs vies... Mais je m'égare, pour l'instant, nous sommes à Sao Paulo, le 6 mars est il temps d'aller déjeuner.

On choisi un resto dans le guide qui prévient que les serveurs sont peu aimable. Ce n'est pas exactement ce que je dirais, disons qu'on a surtout pas eu le temps de choisir ce qu'on voulait manger que le serveur a décidé pour nous et nous apporte viande, riz, fejoa... Pas la peine de s'énerver, on en prend notre partie.

On fini la journée dans le quartier chinois de Sao Paulo: glace rectangle au melon, rue bondés, stand dans la rue pour vendre nourriture, fringues...


Sao Paulo, comme partout en Amérique du sud, est parsemé de graffitis. Petite sélection:




Il est déjà l'heure d'aller prendre le bus pour Iguazu. On part à 18h30, sauf que la plateforme d'où devrait partir notre bus indique un bus pour Natal, au nord du Brésil et nous on va au sud... Direction le guichet de la compagnie qui nous a vendu les tickets... La fille m'indique qu'il y a un problème avec le bus... Merci google traduction pour faciliter la compréhension! Au final, ils partent acheter des tickets à la compagnie voisine au double du prix et tout s'arrange! Le départ est à 20h! Vu qu'on a crevé en route, on arrivera avec 1h30 de retard, soit à 14h30 à Iguazu!

mercredi 23 mars 2011

Buenos Aires: 26 février - 03 mars

Samedi, réveil à 10h avec un léger mal de crâne... Le temps de dire au revoir et je pars à l'aéroport. Le vol à 30 minutes de retard, ça va., j'arrive à Buenos Aires en fin de journée. La chaleur me tombe dessus! Grand changement après ces dernières semaines passées en Patagonie!

Je vais passer 5 jours dans cette ville, le temps de m'y habituer et de l'apprécier. Ça fait du bien de se poser un peu plus que 2 nuits dans un ville. Je peux prendre mon temps et de ne pas courir après tous les coins touristiques incontournables de la ville.

J'ai donc pris mon temps ici, pris le temps de flâner dans les parcs, les bistrots qui me font penser à ceux de Paris, les marchés... Prendre le temps de découvrir l'atmosphère de la ville, même si 5 jours, c'est trop court. C'est étrange comme je me suis sentie étouffée par la taille et la chaleur en arrivant et comme je ne voulais plus en partir au bout de 5 jours! Les gens, les lieux qui vous envoûtent...

Buenos Aires c'est les pizzas argentines.
Avec les nombreux émigrés Italiens, il paraît qu'il y a débat entre les pizzas Italiennes et Argentines. Pour moi, pas de débat, où sont les pizzas Italiennes??? Ici, c'est une pâte hyper épaisse surmontée d'une énorme couche de fromage et 3 ingrédients supplémentaires cachés au fond du fromage...
Je découvre aussi le fernet-coca: goût de médicament... Non Anne, je ne peux même pas en boire un, alors cul-sec...
Par contre, la viande est toujours aussi bonne, mais j'essaie de me mettre un peu aux salades...

Buenos Aires, c'est le marché de San Telmo du dimanche.
Pour une fois, je me retrouve dans les jours: dimanche = marché aux puces, marché aux antiquités comme à Paris. Les danseurs de Tango sont dans la rue à côté des échoppes d'antiquaires, de celles vendant des siphons, des lunettes de soleil... Ambiance super sympa.





 




En fin de journée la musique envahie les rues. Violoniste et violoncelliste au coin d'une rue, groupes de samba, de percu... Je me laisserai entrainer à danser avec eux! Évidemment, le tango est présent: bal de tango sur la plaza d'Orego. Je me contenterai de regarder les danseurs qui évoluent dans cette danse si sensuelle et si sérieuse ici.

San Telmo, en dehors du dimanche, c'est aussi super sympa!

Mafalda vous attend au coin de la rue



Le Ché n'est pas loin non plus

La poubelle, j'adore!


Buenos Aires, c'est la plaza de Mayo.
Sur la place, des foulards blancs sont dessinés autour du petit obélisque. Les mères d'enfants disparus pendant la « guerre sale » sous la dictature militaire dans les années 70, défilent chaque semaine portant un foulard blanc. Leurs enfants ont été kidnappés et ne sont toujours pas reconnus.


















Autour de la place, la casa rosada: rose = mélange de rouge et de blanc pour réconcilier les partis qui se livrèrent à des guerres civiles au XIXième siècle. Initialement, la couleur était obtenue par un mélange de chaux et de sang de bœuf... 





La cathédrale dont l'architecture m'a un peu surprise et que j'ai d'abord prise pour un palais de justice.






























Buenos Aires, c'est Palermo.
Plaza Armenia, petite place dont je tombe sous le charme... Bar, restaurant, à l'autre bout de la ville par rapport à mon hostel, mais les bus marchent toute la nuit!

L'autre côté de Palermo, c'est les Bosques: Jardin Japonés, roseraie...
















Et à côté, le MALBA, Musée d'art Latino Américain contemporain: j'ai adoré!


Buenos Aires, c'est La Boca.
Quartier pauvre de Buenos Aires, quartier des habitants d'origine italienne, au moins, ici, on mange de bonnes pizzas dans les petits boui-boui ! Les touristes sont priés de rester dans la rue Caminita et devant le stade... Les petites rues avoisinantes peuvent être dangereuses. Même si je ne peux découvrir que le côté touristique, je tombe sous le charme des petites maisons colorées, des statues disposées un peu partout.






Plus on s'approche du stade, plus les statues à l'effigie de Maradona se multiplient! Normal, c'est ici qu'il a été formé! Moi, ça me rappelle Clermont: les couleurs de la Boca, c'est jaune et bleu!





Buenos Aires, c'est l'obélisque
L'obélisque de Buenos Aires, c'est comme la tour Eiffel à Paris m'a dit le chauffeur de taxi à mon arrivée. Édifié en un mois dans les années 30, il est devenu le symbole de la ville.



Buenos Aires, c'est Retiro.
Quartier dans lequel je fais une grande balade à pied: plaza San Martin, tour des anglais, palacio Paz, teatro Colon, le café Tortini... En cours de route, je m'offre une super glace: la colonisation italienne a tout de même du bon!...










Buenos Aires, c'est Recoleta.
Son cimetière, aussi fameux que le père Lachaise et l'église qui le jouxte: iglesia de Nuestra Senora del Pilar.
 



Ses rues agréables me happent et j'y déambulent sans but... C'est bon de ne pas savoir où on va et de se laisser porter par ses pas au gré des jolis bâtiments.



















Buenos Aires, c'est les Milongas.
Les Milongas, se sont les boites de Tango. Ce n'est pas avec un cours de Tango que je vais me lancer sur la piste de danse. Mais quel bonheur de voir ces couples de tous âges, de toutes conditions emportés par leur danse... Un concert live de tango: génial!

Buenos Aires, c'est Puerto Madero
Quartier chic et cher de Buenos Aires, face à la baie où est amarrée la frégate Sarmiento, superbe trois mâts. Le « puente de la mujer » m'a fasciné... Il symbolise un couple en train de danser le tango. Je vous laisse en juger par vous même.



Buenos Aires, c'est Sandanzas.
Sandanzas, c'est l'hostel où j'ai passé les 5 jours à Buenos Aires (merci Anne pour l'adresse)! Au coeur de San Telmo, un « cultural hostel », peintures aux murs, propositions de soirées, cours de Tango... Toujours des rencontres.... Avec des voyageurs, avec les proprio de l'hostel (5 artistes de Buenos Aires hyper sympa).
Seul reproche: des matelas un peu pourri... J'ai même rêvé de mon osthéo préféré tellement j'avais mal au dos, avant de m'apercevoir qu'une latte du sommier juste sous mon dos était cassée... Une fois réparée, c'est mieux, mais quand même pas le top du top!...

La dernière soirée est une excellente soirée filles avec Regula, rencontrée à l'hostel. C'est aussi sa dernière soirée, mais elle, elle reprend le boulot après...

Tchin!


Couchée à 4 heure du mat', dur de se lever à 7h pour prendre le bus jusqu'à l'aéroport! Direction le Brésil, Sao Paulo où me rejoignent Anne-So et Stef pour 2 semaines.