vendredi 29 avril 2011

Rio

Rio, rien que le nom fait rêver... 5 jours pour les filles, 6 pour moi où nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer tellement cette ville va nous happer, nous enchanter. Ici, comme partout au Brésil, la prudence est de mise. Les guides touristiques mettent en garde, les hostels aussi et les histoires de backpacker se faisant dépouiller sont légion. Pourtant, on se sent très bien ici.

Rapidement, nous trouvons nos marques: visites le matin, pique nique et farniente sur la plage vers 15h, jusqu'à ce que la pluie nous déloge!!! Les vagues sont énormes et je m'amuse comme une gamine dedans! 



Ensuite, on se réfugie généralement chez le glacier pour profiter des glaces au yaourt très peu caloriques, agrémentées d'une tonne d'ingrédients très caloriques!!!


L'Acaï dont raffolent les Brésiliens, je leur laisse... C'est plein d'énergie, faut juste aimer le goût!

Puis c'est le temps du shopping et la chasse aux havaianas est ouverte! Oui, mon amour des chaussures se porte aussi sur les tongs, mais je resterai très raisonnable!... En tout, nous en achèterons 24 paires, joli score! Le dernier soir nous investissons le couloir pour prendre une photo et les autres résidents viennent photographier et tentent de shopper, pas question!






Les soirées sont assez calmes, pas de grosses sorties pour nous, trop crevées de nos journées! Nous goutons aux spécialités locales, généralement très copieuses et agrémentons nos repas de la traditionnelle caipi! Discussion entre filles jusque tard, un bonheur après 2 mois en solitaire. Samba dans la rue, match de foot dans un bar (pas réussi à avoir de place) où l'ambiance est terrible, ici le foot, c'est une religion! Pas possible de visiter le stade, en réfection en vue de la coupe du monde.


Nous découvrons donc cette ville immense, construite au milieu des montagnes. Vertigineuse! Du haut du pain de sucre, comme du haut du Corcovado, la vue est impressionnante. Les constructions sont partout et seuls les endroits les plus inaccessibles restent vierges. Après le Christ de Lisbonne, je rêvais de voir celui de Rio, c'est fait! Ces bras ouverts sont un appel, sa grandeur donne le tournis... Dominant Rio, magnifique.

























 









Nous allons également dans une favela, cela fait partie de Rio. Accompagnées, on nous explique quelques règles: pas de photos en haut de la favela, à l'entrée, ni à la sortie. En haut, c'est là que vit le patron de la favela, dealer de son état. En haut car c'est là qu'il y a les plus d'échappatoire possible en cas de besoin et aussi car c'est l'endroit le mieux coté de la favela, le plus propre. L'entrée et la sortie de la favela sont surveillées par ses hommes de main, mieux vaut ne pas les prendre en phot, même par inadvertance. Seulement 1% de la favela travaille dans le milieu des narco. « Seulement », c'est déjà beaucoup.... Ici, les enfants vont à l'école publique, mais rêvent d'être dealer, footballeur ou chanteur, argent facile.

Contrairement à ce qu'on pouvait penser, les gens ont le sourire aux lèvres et la misère est là, mais ne vous et pas mal à l'aise. Les rues sont très étroites, difficile de se croiser à deux et on ne passe qu'à pied. Les maisons sont tellement enchevêtrées, qu'il est très facile de se perdre!


La location d'une maison dans la favela coûte 800 Reals en haut, 600 en bas. Le salaire moyen d'un serveur est de 800 Reals... Du coup, il est plus rentable de construire. Vu qu'il n'y a plus de place, on empile les maisons les unes sur les autres. Les fondations ne sont pas assez résistantes et chaque année, certaines s'écroulent à la saison des pluies...


On se balade aussi dans les quartiers du centro et de Lapa. Mélange de bâtiments coloniaux et bâtiments modernes, à l'image de la cathédrale:très surprenante de l'extérieur, on dirait un temple maya, juste magnifique à l'intérieur...
















































La balade se termine par le « fameux escalier » Selaron. Entièrement décoré de faïence, nous trouverons la Corse, le bonhomme Michelin, la tour Eiffel...






Après 5 jours à Rio, il est temps pour les filles de repartir à Sao Paulo pour prendre leur vol pour la France. Merci pour votre visite les filles, c'était TOP!  Pour moi, se sera direction le Minas Gerai et Ouro Preto. Va falloir se ré-adapter à voyager seule... Rio, nous reviendrons, peut-être pour le carnaval cette fois!

samedi 16 avril 2011

Côte sud brésilienne - Ilhabela & Parati

Arrivées par le ferry de Sao Sebastiao sur Ilhabela, notre premier objectif est de trouver un hostel. Se sera à Pereque où nous nous rendons en bus, attendu un bon moment...





On est crevées et on part profiter des derniers rayons du soleil sur la plage. De là, on a une vue superbe sur la jungle environnante et un joli coucher de soleil vient clore la journée. Pas de baignade, nous sommes trop proche du port et la couleur de l'eau ne nous donne guère envie.






Pour le dîner, nous partons à Villa Ilhabela, la ville d'à côté. La pluie pointe son nez et nous n'avons pas envie d'attendre le bus... On lève le pouce et ça marche! Le type nous dépose devant la rue principale, nickel! Petit tour sur le port où les pécheurs sont en action.

On trouve un resto abordable (30Euros la pizza, pas question) et on déguste un gratin de poisson/bananes, miam... Après le jeûne de ce midi, ça fait du bien! Brésil oblige, on déguste une caïpirinha avec Anne-So, tandis que Stef reste raisonnablement à l'eau. Les filles s'offrent une glace et goûtent l'Acai pour la première fois, bof bof... Il parait que c'est plein d'énergie, faut juste s'habituer au goût :-) On le laisse aux brésiliens!
Le retour se fait en bus, on rie tellement en faisant du stop qu'on est pas très crédibles...


Les copines, les fous rire!
















Je comprend pas pourquoi ça a pas marché!


Réveil, regard à l'extérieur: temps mitigé, again... Direction la "cachoeira da Toca", une cascade au centre de l'ile, dans la jungle. On pense trouver une joli cascade et éventuellement, pouvoir se baigner un peu et en fait, c'est aménagé! Quelques cordes pour éviter les glissades sur les rochers humides, deux personnes qui surveillent au cas où il y ait un problème et nous avons douche et toboggan naturels! Avant toute chose, il faut s'enduire d'anti-moustique. Il est hyper gras, mais il sent bon la citronnelle. J'apprendrai plus tard que les moustiques à Ilhabela sont un problème bien connu au Brésil. Et après, retour en enfance ("les gouttes" pour ceux qui connaissent): aller sous la cascade n'est pas une mince affaire, c'est froid et ça pétri les épaules! Ici, que des touristes brésiliens et pour les nombreux qui m'ont demandé, oui, le string est de rigueur!!! Le toboggan nous amuse encore plus, 3 gamines, pas du tout gênées par la pluie!










Retour par le chemin boueux, une fois n'est pas coutume, c'est Stef qui tombe dans une figure digne de Candeloro... rien de grave heureusement.
Le planning de la suite de la journée était de trouver un billet de bus à l'agence à côté du ferry, puis d'aller sur une plage du sud de l'île. Evidemment, c'était le planning, évidemment, l'agence ne dessert pas Parati et il faut aller à Sao Sebastiao donc prendre le ferry. Bien sûr, on prend la mauvaise route et ça nous prend un bon moment pour avoir nos billets. Lorsqu'on repart, il pleut à plein temps: raté pour la plage.

Sao Sebastiao
 

Réveil matinal pour enchaîner bus, ferry et bus direction Parati. Une fois arrivée en début d'aprem, on passera 3 fois devant notre hostel sans le voir, ils ont pas eu notre résa mais trouvent quand même un dortoir pour nous. Au final, ils se sont plantés et le dortoir est complet: tant mieux pour nous, ils nous filent une chambre triple pour le même prix!

On enfile les maillots et on part à la plage, ça devient une petite routine! Parati est une ville coloniale très mignonne. Le seul problème c'est qu'ils ont pavé les rues comme ils pouvaient: pas un pavé au niveau et avec la pluie des derniers jours, mieux vaut être vigilantes.
Premier arrêt à la praia do Prontal qui ne me plait pas... Stef et Anne-So voudraient bien se poser, mais comme c'est de vrais copines, elles marchent un quart de plus pour aller à la praia Jabaquara. C'est mieux, moins de resto et une musique sympa, mais l'eau ne m'inspire toujours pas, brunasse... Je croyais que le Brésil n'avait que des plages à l'eau transparente, j'me suis fait avoir!!!

Ce soir, nous assistons à une démonstration de capoiera: WAHOU!!!



 Samedi 12 mars, on embarque sur un bateau, le"Principe Dos Mares" qui nous emmènera toute la journée d'une île ou d'une plage à l'autre. Il ne fait pas franchement beau, mais ça ne nous empêche pas de profiter des endroits magnifiques et de l'eau transparente, enfin!
Elle est pas belle la vie?


Star Wars!

















De retour à Parati, on se balade dans les petites ruelles, charmant. On en profite aussi pour réserver un bus pour Rio le lendemain, la pluie s'invite et en quelques minutes, on est absolument trempées...
























Dimanche, nous avons la matinée pour aller profiter du soleil sur la plage. Cette fois, on s'arrête sur la plus proche, Pontal, où nous trempons les pieds, pas plus! Après la bronzette, direction la station de bus où nous achetons des petits encas: beignets au poulet, empanadas à la viande que nous mangeons dans le bus, à 3 sur 2 places, on a nos habitudes maintenant!

C'est la première fois depuis que nous sommes au Brésil que je suis à l'avant et je m’aperçois que le chauffeur conduit souvent en pleine gauche... Mieux vaut dormir et attacher sa ceinture!
17h, nous arrivons à Rio, dernière étape avec les filles, mais nous avons 5 jours devant nous...