mardi 31 mai 2011

Bahia - Salvador, Praia Do Forte & Itacare

Bahia, c'est d'abord Salvador où mon arrivée est un peu chaotique: après les heures de bus, il faut comprendre comment rejoindre le centre... Heureusement, entre langage des signes, espagnol et les 3 mots de Portugais que je connais, quelqu'un me propose de m'accompagner jusqu'au Pelourinho, le centre historique: merci! Parce que les indications des bus locaux, c'est vraiment pas ça!

Ici, les rues sont bordées d'églises et de maisons colorées, et la Capoeira est omniprésente. Un gamin est en train de jouer d'un des instruments utilisé pour la musique qui accompagne les jouxtes de capoeira. Il me fait essayer et je ne suis pas vraiment douée...



Les gens sont hyper chaleureux et très souriant, c'est vraiment agréable. Malheureusement, Salvador n'est pas une ville très sure et ce quartier encore moins. Chaque soir, une personne de l'hostel peu vigilante se fait piquer son appareil photo ou son porte feuille... La police est pourtant très présente, mais les gamins à la recherche de quoique ce soit pour se payer du crack plus malins.

Je rencontre Reneta et Fabrizio, une brésilienne et un italien qui vivent en Espagne! On passe la soirée ensemble dans un petit resto et décidons de se retrouver le lendemain.

Nous partons à l'église « Senhor do Bonfim » qui surplombe toute la ville. 














Partout à Salvador, on offre des bracelets de toutes les couleurs marqués du nom de l'église. Soit on nous l'attache au poigne avec 3 nœuds pour 3 vœux qui se réaliserons lorsque le bracelet cassera, soit on l'accroche sur le portail de l'église dans le même but. Le portail en est donc recouvert!


























Moi, je porterai le mien au poignet. Offert par une vendeuse ambulante dans les rues du Pelourinho. Elle me dit qu'elle a eu une vision en me voyant et m'offrira également un collier en bois en me faisant promettre de le garder pour moi et de le porter dans l'eau... Pourquoi? J'ai pas compris...


L'église est connue pour avoir permis des guérisons ou des miracles, une salle y est dédié. Les gens accroche un membre en plastique ou en bois, une photo...



Retour en bus jusqu'au marché où nous sommes les seuls touristes. Mis à part la partie viande que nous bannissons (Reneta y est allé et elle m'explique que ça va me rendre végétarienne!), le reste du marché est très sympa. Je découvre des fruits inconnus, notamment celui de la noix de cajou.





Nous déjeunons d'un Moqueca, plat typique Bahianais: excellent!



L'après midi démarre au musée d'art moderne, malheureusement fermé car ils accueillent la « bienal de Sao Paulo » et le vernissage est demain. Pas de bol, mais nous nous baladons au milieu des œuvres permanentes à l'extérieur et surprenons un groupe en pleines acrobaties sur la plage! 



En repassant devant l'entrée du musée, un petit singe se balade dans les arbres. Je sors mon appareil photo en pensant à Adam, mais le gardien du musée m'explique que des guetteurs sont peut-être en train de regarder du haut de la favela et qu'il vaut mieux le ranger si on compte rentrer à pied... Je ne m'y habitue vraiment pas.



On fini la journée au musée de la ville où nous en apprenons un peu plus sur les différents personnages du Camdoublé, la « religion » ancestrale de Bahia.

Cette belle journée se termine pas une affreuse migraine, espérons qu'une bonne nuit de sommeil sera le bon remède.

Effectivement, au réveil tout va mieux et je pars direction Praia Do Forte à une 1h de route de la sortie de Salvador. On commence par la visite du projet de protection des tortues de mer. 



Ensuite je me balade dans la rue de Praia do Forte et sur la plage où je goûte à un autre plat local dont j'ai oublié le nom, mais pour lequel le nombre de calorie est juste hallucinant!



L'après midi se passe sur la plage entre sieste et baignade!


















Dernier jour à Salvador durant lequel je visite le Pelourinho à fond: églises superbes, couvent, bâtiments coloniaux, le fameux elevador... 
























































C'est vraiment magnifique, mais les pavés finissent par avoir raison de mes pieds. Je suis bien contente de retrouver 3 argentins rencontrés la veille en terrasse d'un bar où je les rejoints pour boire une bière en écoutant un concert. On discute avec Ludgmila, une des argentines, qui revient d'Itacare, ma prochaine destination. Finalement, elle décide d'y retourner et nous partirons demain!

La soirée continue en musique avec un concert de jazz au musée d'art moderne. J'en profite pour visiter la « bienal de Sao Paulo », un peu trop moderne pour moi. Le concert est génial! Les musiciens changent régulièrement sur la scène, une chanteuse les rejoint puis repart, les solos s'enchainent et celui du violoniste est particulièrement excellent. Le concert est en plein air et la pluie ne gâchera pas ce bon moment (heureusement, elle n'a duré que 10 minutes).



Bahia, c'est aussi la côte. Ce matin, direction Itacare. On part à 9h30 de l'hostel et après 1 taxi, 1 ferry et un bus, de la pluie et du vent, on arrive à 16h30 à Itacare sous le soleil... Je pars profiter des derniers rayons sur la plage.


Je fais vite des connaissances dans ce village plutôt reggae que samba! Je devais rester quelques jours et j'y passerai une semaine entre plage, surf et fête. Oui, le surf, ici c'est une religion! Ça fait longtemps que j'avais envie d'essayer et c'est fait! Je prend quelques cours et à mon grand étonnement, je suis rapidement debout sur la planche. Évidemment, je ne prend pas des très grosses vagues, mais je m'amuse. Enfin, si j'oublie la douleur dans mes bras peu habitués à ramer et les bleus quand je me prend la planche en tombant!














Photo spéciale Emi!




















Une semaine de vacances dans mon voyage. Merci Cris & Cris, Ludgmila, Bianca, Max, Diego, Fanny... Les discussions sur la plage, les soirées, les Caïpi au Che Lagarto! Ça fait du bien de se poser un peu dans ce voyage qui est un peu comme un tourbillon dans lequel je me laisse entrainer avec bonheur.

Dernière journée au Brésil qui commence par une matinée de surf, avant d'enchaîner bus, ferry, taxi et avions (Salvador – Sao Paulo puis Sao Paulo – Santiago)... pour 25h de voyage au total afin de retourner à Santiago au Chili.

dimanche 1 mai 2011

Minas Gerais

Le Minas Gerais est la région du Brésil sur laquelle tous les brésiliens s'accordent à dire que se sont là que vivent les gens les plus sympas. Effectivement, les gens sont adorables, mais ailleurs au Brésil aussi!

C'est aussi la région des villes coloniales, anciennes cités minières, comme Ouro Preto (l'or noir en Portugais) et Mariana. La concentration d'église est impressionnante, et celle de coccinelle (la voiture) aussi! 


























L'Aleijadinho est omniprésent, et la plupart des églises portent sa marque.



























Je déambule dans les rues pavées, au gré des découvertes des clochers baroques, des visites de musées, d'églises...

Les villes sont construites dans les montagnes, du coup ça grimpe sec et les descentes sur les pavés ne sont pas toujours aisées! Avec la chaleur, je me fatigue vite...


















Ouro Petro sera aussi l'occasion de découvrir un groupe de Samba locale. J'esquisse quelques pas, coachées par Leila et Juliana qui m'embarquent dans leur danse. Belle soirée, belle rencontre. Encore une fois, le barrage de la langue est vaincu par le langage des sourires et des signes.

Leila travaille dans une boutique de cachaça, passage obligée avant mon départ pour Belo Horizonte. Dès le matin, dégustation! La meilleure est bien sûre celle distillée à Ouro Petro!

L'ambiance est tout autre à Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais, ambiance de grande ville. Un immense parc municipal se situe en centre ville. Selon le guide, c'est une gigantesque mer de verdure et un des atouts de la ville. Je pense y passer quelques heures, mais il est malheureusement fermé lors de mon passage...



















Le quartier de Pamulha, à l'écart du centre, comporte les créations de l'architecte Oscar Niemeyer. Construites autour d'un gigantesque lac artificiel dont le tour prend plusieurs heures à pied. L'église de Saint François d'assise est superbe.



Ma visite d'Ouro Preto se termine au marché central: nourriture, vêtements, artisanat, animaux... on vend de tout! J'ai particulièrement apprécié la poissonnerie en face de la boutique d'aquariophilie!   Dans le coin des animaux, poules, oies, chiens... et leur nourriture, l'odeur est indescriptible...




Après ces quelques jours dans le Minas Gerais, changement d'atmosphère: direction Bahia.